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Étude de cas

llmde

Extraction de données assistée par IA pour les revues systématiques, chaque valeur reliée à la page et à la citation dont elle provient.

  • Thèse de doctorat, Université de Genève, 2026
  • Avec Mathieu Scheltienne, ingénierie du paquet
  • Rôle : direction du projet, méthode d’extraction et conception des prompts
  • Open source, licence MIT

Un pipeline d’extraction par modèle de langage pour une revue systématique et une méta-analyse, construit pour que chaque valeur porte sa page et sa citation et qu’une relectrice humaine garde le dernier mot.

L’outil

Extraire à la main les données de 39 essais est lent et varie d’une lectrice à l’autre. llmde confie la partie mécanique à un modèle de langage sous des règles strictes : extraire exactement sans interpréter, renvoyer un null explicite pour toute information absente, et citer la page et le passage derrière chaque valeur.

Trois architectures d’extraction de données par modèle de langage : appel unique tel que mis en œuvre, agentique, agentique avec passage humain
Figure 2 de la thèse. Le panneau (a) est la conception mise en œuvre : un appel par article et par prompt, chaque valeur avec sa page et sa citation, confrontée à une extraction manuelle. Les panneaux (b) et (c) sont les variantes agentiques, la seconde avec un passage humain, proposées mais non construites.

La construction des prompts

Chaque prompt a été rédigé, testé sur deux ou trois articles volontairement variés en parallèle d’une lecture humaine, puis révisé partout où les deux lectures divergeaient. Chaque écart a été diagnostiqué avant toute modification, la plupart venant d’une définition à double lecture ou d’une variante de rapport sans règle prévue.

Boucle de calibration des prompts : le modèle et un humain lisent le même article, les écarts sont diagnostiqués et le prompt révisé jusqu’à l’accord
La boucle a tourné sur deux ou trois articles variés jusqu’à l’accord entre modèle et humain ; le prompt a ensuite été figé et appliqué à tout le corpus.

Les livrables

  • Extraction en double. 39 essais pour la revue et 19 pour la méta-analyse, une fois à la main et une fois par le modèle (Claude Opus 4.6), réconciliées par discussion, avec une précision de 97 % du modèle face à l’extraction manuelle.
  • Paquet open source. llmde sur GitHub, licence MIT : cinq prompts d’extraction, une instruction système, des connecteurs Claude et Gemini, une interface en ligne de commande qui reprend les exécutions interrompues.
  • Méthode documentée. Chapitre 5 de la thèse : la conception à appel unique à côté de deux variantes agentiques, avec un plaidoyer pour conserver un passage humain.

Mon rôle

J’ai dirigé le projet : j’ai conçu la méthode d’extraction et corédigé les prompts et les schémas, et Mathieu Scheltienne les a implémentés sous forme de paquet. J’ai assuré le volet modèle de l’extraction en double et l’ai réconcilié avec le volet manuel.

Compétences démontrées

  • Des flux de travail LLM conçus avec la vérification intégrée : trace de preuve, nulls explicites, contrôles structurels, version de modèle figée.
  • Une méthode de synthèse des preuves : extraction en double et calibration sur un échantillon pilote, comme le recommandent les guides de revue.
  • La capacité à spécifier une méthode assez précisément pour qu’un ingénieur en fasse un outil réutilisable.